Le sommeil : percer les mystères du carburant de la vie !


Publié par Franck Catégorie Sommeil 190 vues
Le sommeil : percer les mystères du carburant de la vie !

Etat physiologique temporaire caractérisé par la suppression de la vigilance et le ralentissement du métabolisme, le sommeil occupe près du tiers de notre vie. Cette fonction vitale de l'organisme qui côtoie la respiration, la digestion ou encore l'immunité vient sauvegarder l'activité physique et cérébrale à travers un cycle qui va de l'endormissement jusqu'au réveil en passant par le sommeil lent léger, le sommeil lent profond, le sommeil paradoxale et la phase de latence.

S'il est crucial pour notre qualité de vie, le sommeil est également fragile. Il sera par exemple perturbé par un environnement bruyant, un conjoint qui ronfle ou encore un stress omniprésent. L'industrie de la literie a fait d'énormes progrès pour favoriser un sommeil réparateur, notamment à travers les surmatelas et les oreillers à mémoire de forme.

Le sommeil : une machine bien huilée qui recharge vos batteries

La communauté scientifique a longtemps considéré le sommeil comme un état passif pendant lequel l'organisme se mettait en veille pour se reposer. Aujourd'hui, nous savons qu'il s'agit d'une machine bien huilée qui sollicite de nombreuses structures du cerveau.

L'hypothalamus est une structure de la taille d'une cacahuète, nichée au plus profond du cerveau, qui contient des groupes de cellules nerveuses agissant comme des centres de contrôle du rythme éveil – sommeil. Le noyau suprachiasmatique renferme des milliers de cellules qui reçoivent des informations sur l'exposition des yeux à la lumière du jour pour contrôler votre rythme circadien. Il a été démontré que cette faculté physiologique n'était pas forcément liée au sens de la vue, puisque les personnes non voyantes conservent cette capacité à réguler leur cycle.

De son côté, le tronc cérébral, situé à la base du cerveau, communique avec l'hypothalamus pour contrôler les transitions entre le réveil et le sommeil. Les cellules favorisant le sommeil produisent une substance chimique cérébrale appelée GABA qui réduit l'activité des centres d'excitation dans l'hypothalamus et dans le tronc cérébral. Ce dernier joue également un rôle important dans le sommeil paradoxal, puisqu'il envoie des signaux pour détendre les muscles essentiels à la posture du corps et aux mouvements des membres pour nous immobiliser pendant nos rêves et prévenir ainsi toute blessure.

Le thalamus agit comme un relais de l'information des sens vers le cortex cérébral. Pendant la plupart des phases du sommeil, le thalamus nous aide à ignorer le monde extérieur. Mais pendant le sommeil paradoxal, le thalamus est actif, envoyant les images du cortex, les sons et autres sensations qui remplissent nos rêves. La glande pinéale, située dans les deux hémisphères du cerveau, reçoit les signaux et augmente la production de la mélatonine qui aide à l'endormissement.

Le cerveau antérieur basal favorise également le sommeil, tandis qu'une partie du cerveau moyen agit comme un système d'éveil. La libération d'adénosine (un sous-produit chimique de la consommation d'énergie cellulaire) par les cellules de la base du cerveau antérieur et probablement d'autres régions induit ce « sentiment » de somnolence. D'ailleurs la caféine bloque l'action de l'adénosine pour vous permettre de rester alerte. L'amygdale intervient enfin pendant le sommeil paradoxal pour le traitement des émotions, probablement pendant le rêve.

Vous pouvez consulter notre dossier sur les généralités du sommeil pour aller plus loin.

Mieux comprendre les cycles du sommeil pour une nuit reposante

Chaque (bonne) nuit de sommeil sera rythmée par plusieurs cycles identiques qui se répètent, chacun s'étendant sur 1h30 à 2h et se divisant en 4 stades. C'est « l'endormissement » qui ouvre le bal. Pendant ce stade, le rythme cardiaque baisse de 25 à 50% et les muscles se contractent légèrement, d'où l'impression de chute que peuvent ressentir certains dormeurs. Cette phase est parfois désignée sous l'appellation d' « état de demi-sommeil ».

Notre corps enchaîne avec le stade du sommeil lent léger. La circulation sanguine et la digestion ralentissent puis se stabilisent. Vous n'avez pas encore perdu toute « vigilance ». Un léger bruit serait susceptible de vous réveiller à ce stade. On passe ensuite au stade du sommeil lent profond, pendant lequel vous rêvez sans vous en souvenir. Cette phase est parfois surnommée « la petite mort ».

Le quatrième et dernier stade s'appelle le sommeil paradoxal. Vous allez présenter à ce niveau des signes de sommeil très profond mais aussi d'éveil. Vous rêvez, votre activité cardiaque est élevée et votre respiration est irrégulière. Le tonus musculaire disparaît complètement et les mouvements oculaires deviennent furtifs et incessants. Ce stade est également caractérisé par des ondes cérébrales rapides. Le réveil à la fin de ce cycle est synonyme de bonne humeur et de pleine forme !

L'éveil du cerveau est synchronisé avec la restauration du tonus musculaire (sauf si l'on souffre de paralysie du sommeil). Pour connaître l'heure idéale à laquelle vous coucher, découpez votre nuit en tranches de 90 minutes puis calculez votre heure idéale d'endormissement en fonction de votre heure de réveil.

Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre dossier sur les cycles du sommeil.

Les troubles du sommeil : quand la nuit devient un parcours du combattant

Le sommeil est synonyme de détente, de repos et de régénération… mais c'est aussi un cauchemar pour un Français sur trois qui souffre d'insomnie, de narcolepsie, de cataplexie, de paralysie du sommeil, du syndrome des jambes lourdes, de l'apnée obstructive du sommeil, de ronflements chroniques, d'hyposomnie ou d'hypersomnie idiopathique.

Surexposée à la pollution lumineuse nocturne des villes mais des appareils high tech, notre horloge biologique s'est déréglée. Les populations de l'Occident ont perdu plus d'une heure de sommeil dans les 15 dernières années, soit plus de 50 nuits par an. Les mauvais dormeurs mettent leur santé en danger. Les troubles du sommeil peuvent altérer l'espérance de vie.

Mais comment rembourser notre dette de sommeil ? Exercice physique, arrêt du tabac, ritualisation de l'heure d'aller au lit, extinction des écrans au moins une heure avec de se coucher, éviter les repas copieux en soirée, soigner les maladies sous-jacentes qui peuvent impacter le sommeil, mieux gérer son stress… le sommeil réparateur est d'abord l'aboutissement d'un mode de vie sain et équilibré.

Tout comprendre

A propos du rédacteur

Franck

Fondateur de Wizza, passioné par le monde du Web depuis 2010. Bordelais et fier de l'être, je passe mon temps à chercher les meilleurs produits pour vous :)