Le scarificateur : pour un sol fertile et une pelouse qui respire la vie !


En France, nous sommes plus de 17 millions à manier la pelle, le râteau, l'arrosoir mais aussi la motobineuse, la débroussailleuse ou encore la tondeuse à gazon. Il faut dire que l'engouement pour les activités de plein, la prise de conscience de la question écologique et les bienfaits physiques et psychologiques du jardinage en font un passe-temps de choix.

Les jardiniers avertis et les professionnels de l'entretien des espaces verts savent que la scarification du sol deux dois dans l'année s'impose avec force pour améliorer sa fertilité, l'ameublir, le décompacter et lui permettre d'assimiler les nutriments. Pour ce faire, le jardinier se munit d'un scarificateur manuel ou motorisé. Wizza vous propose un dossier complet sur cet appareil qui fera de votre pelouse une œuvre d'art qui respire la vitalité !

Scarificateur : le pourquoi du comment !

L'herbe morte, le chaume, le feutrage et les restes de la matière organique s'accumulent, formant une couche plus ou moins homogène qui empêche le sol de respirer, d'assimiler les nutriments nécessaires à la croissance des pousses et d'absorber l'eau de pluie ou d'arrosage. Au fur et à mesure que le chaume s'accumule, il favorise l'apparition de mauvaises herbes, le développement de la mousse mais aussi la prolifération bactérienne et l'émergence de foyers d'insectes nuisibles, ce qui nuit à la santé de la pelouse et à la fertilité du sol.

La scarification est l'opération qui consiste à déloger cette couche de chaume plus ou moins épaisse pour décompacter, ameublir et aérer le sol par des incisions d'une profondeur maîtrisée. Cette opération peut intervenir en « thérapie » ou en prévention. Elle sera réalisée deux fois dans l'année sur une pelouse qui a au moins deux ans : une fois au début du printemps, après les dernières gelées, puis une autre au début de l'automne, avant les premières pluies.

Le scarificateur est comparable à une tondeuse, à la différence que son travail est « vertical », avec des lames de couteau ou des dents en fil de fer espacées le long d'une bobine qui agissent comme un peigne vigoureux, délogeant les déchets accumulés au niveau des racines de l'herbe. Ces lames peuvent être abaissées ou relevées en fonction de la profondeur du chaume. Les scarificateurs les plus récents permettent également de chasser la mousse par une fonction de « démoussage », permettant non pas de réaliser des incisions dans le sol, mais de gratter de manière superficielle.

Plus les lames sont profondes et plus l'action est vigoureuse sur les racines. Un scarificateur doté d'une bonne profondeur de travail sera plus efficace en « thérapie » sur la zone de la graminée. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article détaillé sur l'utilité du scarificateur pour votre pelouse.

Comme bien choisir son scarificateur ?

Plusieurs critères de choix vont intervenir dans l'achat d'un scarificateur dépendamment de la superficie à travailler, de la durée pendant laquelle le chaume, le feutrage et la mousse se sont accumulés sur le sol, l'intensité des efforts que vous êtes prêt à déployer pour la scarification, votre budget, la présence de prises électriques à proximité ou encore le voisinage (car les scarificateurs les plus puissants sont aussi plus bruyants). Voici quelques données que vous pourrez approfondir sur notre guide d'achat des scarificateurs :

  • Vous avez un tout petit jardin à scarifier et vous n'avez pas peur de retrousser vos manches ? Vous pouvez opter pour un scarificateur manuel ;
  • Vous avez un jardin de bonne taille à scarifier, vous avez un voisinage immédiat et la couche de chaume à travailler est raisonnable ? Vous pouvez opter pour un scarificateur électrique à batterie ou câblé, en fonction de la disponibilité des prises de courant ;
  • Vous avez un grand jardin ou une parcelle de bonne taille à travailler ? Tout dépend de la couche de chaume à travailler. Si elle s'est accumulée sur plusieurs années, optez pour un scarificateur thermique de puissance moyenne (jusqu'à 2 000 W). Autrement, un bon scarificateur électrique fera l'affaire ;
  • Si vous êtes un professionnel de l'entretien des espaces verts, optez pour un bon scarificateur thermique Bosch ou Einhell.

Le marché des scarificateurs

Le choix en scarificateurs n'est pas très fourni dans les grandes surfaces de distribution en France, sauf peut-être dans les magasins Leroy Merlin qui proposent une gamme raisonnable de 25 modèles différents. Sur Amazon, vous aurez forcément l'embarras du choix ! Un bon scarificateur électrique coûtera entre 300 et 600 euros, en fonction de sa puissance, du confort d'utilisation ou encore de l'autonomie (dans le cas d'un scarificateur électrique à batterie).

Il faudra débourser entre 350 et 700 € pour s'offrir un bon scarificateur thermique pour particuliers des marques Bosch ou Einhell, tandis que les grands scarificateurs ultra-puissants destinés aux professionnels coûteront de 800 à plusieurs milliers d'euros. Nous avons fait le tour des marques de scarificateurs pour vous aider à choisir.

Le grand comparatif des scarificateurs signé Wizza

Comme à notre habitude, nous avons fait les choses en grand ! Parce que le grand public n'est pas forcément très familier avec la notion de scarification, nous avons testé une dizaine des scarificateurs les plus vendus en France et en Europe pour vous proposer des comparatifs basés sur plusieurs critères : la nature de l'alimentation (courant électrique, batterie lithium ou essence), le prix à l'achat et le coût à l'usage, la facilité d'utilisation, le poids, la largeur de coupe, la profondeur des incisions réalisées sur le sol, le nombre de lames, de dents ou de griffes, la polyvalence, etc.

A l'issue de notre grand comparatif des scarificateurs, vous pourrez faire un choix éclairer et offrir le meilleur entretien à votre sol pour une pelouse éclatante qui respire la vitalité !

A propos du rédacteur

Vincent

Bordelais de 27 ans et touche à tout, je passe mon temps à rédiger des articles sur mes trois passions : la santé, le jardin et le bricolage. Voir notre histoire