Ethylotest : définition, utilité et problèmes récurrents


Publié par Franck Catégorie Ethylotest 242 vues
Ethylotest : définition, utilité et problèmes récurrents

L'éthylotest, également appelé alcootest et plus rarement éthylomètre (à tort), est un appareil utilisé pour estimer le taux d'alcoolémie d'une personne à l'aide d'un échantillon d'haleine. Bien que le mot « alcootest » désigne en réalité le nom d'une marque déposée par l'inventeur de l'éthylomètre, il est largement utilisé pour désigner ce dispositif rendu obligatoire dans toutes les voitures depuis l'entrée en vigueur de la loi LOPPSI 2, au début des années 2010.

Aujourd'hui, les alcootests sont couramment utilisés par les forces de l'ordre lors des contrôles routiers lorsque le conducteur est soupçonné de conduire sous l'emprise de l'alcool. Les résultats des alcootests ne sont pas infaillibles, mais ils restent utiles dans le cadre des efforts pour réduire les accidents de la route sous l'emprise de l'alcool.

Tout ce qu'il faut savoir sur l'éthylotest

L'éthylotest est un outil de sécurité routière utilisé par les forces de l'ordre pour déterminer si un conducteur est sous l'influence de l'alcool au volant, mais aussi par les conducteurs qui peuvent y recourir pour définir leur taux d'alcoolémie et s'assurer qu'ils peuvent conduire en toute légalité (0,5 g/l en France).

L'éthylotest est un instrument d'analyse de l'haleine dans lequel le conducteur qui a consommé de l'alcool doit souffler, en respectant certaines règles pour ne pas fausser le résultat (ne pas avoir vomi juste avant, ne pas avoir des résidus de nourriture ayant absorbé de l'alcool entre les dents ou sur la langue, ne pas avoir roté juste avant le test, etc.). L'appareil alors estime le taux d'alcoolémie (« TA ») de la personne en grammes d'alcool par mL de sang. Dans le cas d'un éthylotest chimique, le résultat n'est pas une valeur mais une coloration (ou une non-coloration), indiquant le dépassement (ou pas) de la limite légale.

Bien que les moyens indirects de mesurer le taux d'alcoolémie ne donnent pas de résultats parfaits, on estime que les éthylotests justifient d'une fiabilité et d'une précision acceptables dans le cadre de la prévention des accidents de la route causés par un état d'ébriété. En fonction des législations et des pratiques des forces de l'ordre de chaque pays, l'éthylotest pourra être imposé au conducteur après lui avoir fait passer un « test de sobriété » sur le terrain.

Il s'agira par la suite de faire expirer le conducteur suspecté d'être alcoolisé dans l'éthylotest électronique ou dans l'éthylomètre (appareil plus précis). Un courant électrique est produit et mesuré par un microprocesseur qui affiche les résultats. Les tests d'alcootest et leur acceptation en tant que preuve devant les tribunaux sont réglementés par chaque État, bien qu'il existe certaines exigences générales concernant leur utilisation. Pour que les résultats d'un alcootest soient admissibles devant un tribunal, il faut respecter un certain nombre de conditions :

  • L'éthylomètre en question doit figurer sur une liste d'appareils homologués (norme « NF » en France) ;
  • L'alcootest doit être correctement entretenu et son exactitude doit être vérifiée périodiquement (calibrage) ;
  • La personne qui administre l'alcootest doit être formée à la manipulation ;
  • Le conducteur suspecté ne doit pas avoir mangé, fumé, vomi ou bu des liquides chauds ou froids juste avant le test ;
  • L'alcootest doit prendre au moins deux lectures mesurables qui produisent des résultats qui ne soient pas différents de plus de 0,02 %.

Pour aller plus loin, nous vous proposons de consulter notre « FAQ éthylotest ».

Que dit la loi française sur les éthylotests ?

Depuis 2013, tous les automobilistes en France sont tenus d'avoir un kit d'alcootest jetable (ou un éthylotest électronique calibré et alimenté avec une batterie rechargée ou des piles) dans leur voiture afin de s'assurer qu'ils ne conduisent pas au-delà de la limite d'alcoolémie autorisée. Les contrevenants à cette obligation prévue par la loi LOPPSI 2 ne s'exposent pas à des amendes (comme il était prévu à la base), mais simplement à un rappel à l'ordre de la part des autorités.

De même, les débits de boissons autorisés à servir des boissons alcoolisés entre 2 heures et 7 heures du matin sont tenus de mettre à la disposition de leurs clients des bornes permettant de réaliser un alcootest fiable avec un degré de précision satisfaisant. Ces établissements (boîtes de nuit notamment) doivent mettre ces dispositifs en évidence pour attirer l'attention des conducteurs.

Il faut également savoir que l'Etat a mis en place une norme spéciale, « NF », pour certifier les modèles d'éthylotests proposant un bon niveau de précision et de fiabilité. Si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez lire notre dossier sur les dispositions légales entourant l'éthylotest.

La question de la fiabilité des éthylotests

La question de la précision et de la fiabilité fait partie des problèmes récurrents autour des éthylotests. En effet, et puisque les éthylotests ne mesurent pas directement et physiquement le taux d'alcool dans le sang et ne fournissent qu'une estimation basée sur l'échantillon d'haleine du conducteur, plusieurs facteurs peuvent réduire la précision des résultats et les rendre inférieurs ou supérieurs à la réalité.

Et pout compliquer davantage la chose, certains de ces facteurs sont des données exogènes qui ne peuvent pas être maîtrisées par le conducteur, comme la température corporelle de chacun. En effet, plus les degrés montent, plus la valeur donnée par l'alcootest sera plus élevée à cause d'une plus grande volatilité de l'alcool. Des différences dans la composition du sang peuvent également entraîner des résultats plus élevés.

En revanche, on notera des résultats anormalement faibles lorsque le test est effectué avant que l'alcool ne soit complètement absorbé dans le sang (une ou à deux heures après avoir bu, en fonction de la nourriture ingérée avant ou pendant la prise d'alcool).

L'interférence électrique des radios de police et des smartphones est un autre facteur susceptible d'entraîner une perte de précision sur les éthylotests électroniques. De plus, certains éthylotests sont incapables de faire la différence entre l'alcool et d'autres composés chimiques simples présents dans l'haleine.

Les composés méthyliques, par exemple, sont présents dans le vinaigre, les décapants, les liquides de nettoyage et l'haleine des personnes atteintes de diabète. Parmi les autres facteurs qui peuvent causer des résultats plus élevés, mentionnons le reflux gastrique (acide), le sang (gencives malades), d'éventuelles traces de bain de bouche ou de rafraîchisseur d'haleine.

A propos du rédacteur

Franck

Fondateur de Wizza, passioné par le monde du Web depuis 2010. Bordelais et fier de l'être, je passe mon temps à chercher les meilleurs produits pour vous :)