Boulonneuse et clé à chocs : quelles différences ?


Publié par Vincent Catégorie Clé à choc 9 vues
Boulonneuse et clé à chocs : quelles différences ?

Les termes « clé à choc », « clé à impulsion » et « boulonneuse » dont généralement utilisés de manière interchangeable dans la documentation à destination du grand public, des bricoleurs avertis ou encore de certains professionnels qui n'ont pas un besoin pointu en la matière. Ces termes désignent tous des outils destinés à venir à bout des boulons, des vis et autres écrous récalcitrants ou grippés.

Toutefois, dans le milieu professionnel (bâtiment, industrie, usine, aéronautique), ces termes ont des significations différentes, dans la mesure où ils désignent des outils d'assemblage ayant certaines particularités. Pour vous aider à bien choisir votre outil, nous vous expliquons dans cet article les différences entre la clé à choc et la boulonneuse.

Les applications des différents appareils de serrage et de boulonnage

Clés à choc à impulsion, clés d'angle ou à rochet, serreuses à cliquet, boulonneuses à calage… les outils qui permettent aux bricoleurs avertis et aux professionnels de venir à bout des écrous, des vis et des boulons récalcitrants ou grippés ne manquent pas. A chaque outil son utilité, bien qu'ils soient souvent interchangeables sur les travaux de base. Ils sont le plus souvent alimentés par l'électricité (avec un câble d'alimentation ou une batterie rechargeable) ou de manière pneumatique.

On retrouve principalement les clés à choc dans les ateliers après-vente comme les garages automobiles, dans le secteur du bâtiment où elles sont utilisées dans l'assemblage des pièces métalliques ou encore dans la maintenance des installations industrielles de différentes tailles. On retrouve les clés à impulsion dans les usines, notamment dans les lignes destinées au montage, tandis que les clés d'angle et les serreuses sont largement utilisées dans les chaînes de fabrication des produits nécessitant un certain degré de précision.

Enfin, les boulonneuses à calage sont omniprésentes dans la construction des véhicules lourds, comme les utilitaires, les camions, les semi-remorques, etc. En France, quelque 30 000 clés à choc pneumatiques sont vendues chaque année dans le milieu professionnel. Les différences entre ces différents outils sont parfois minimes. Nous nous intéresserons dans la partie suivante à la différence entre la clé à choc et la boulonneuse.

Quelles différences entre la clé à choc et la boulonneuse ?

A moins de se documenter avec des ressources destinées aux professionnels, les expressions « clé à choc » et « boulonneuse » sont généralement utilisées de manière indifférente. Mais en réalité, il y a une différence de puissance entre les deux outils. La clé à choc ou à impulsion est généralement munie d'un carré de 3/8, ½, ¾ ou encore 1 pouce. Elle génère des vibrations en lien avec les chocs générés par les différents mécanismes de serrage, notamment avec une enclume et un ou deux marteau(x) rotatif(s). La cadence des chocs varie généralement entre 500 et 2 000 percussions par minute pour plusieurs milliers de tours par minute.

Les clés à choc légères pèsent autour d'un kilogramme, tandis que les gros outils destinés à un usage industriel et au secteur du bâtiment peuvent peser jusqu'à 12 kg. Ces dernières doivent être tenues à deux mains, une au niveau du corps de l'outil, l'autre au niveau de la poignée auxiliaire. En général, l'amplitude des vibrations est faible à la bonne inertie.

De son côté, la boulonneuse, qu'elle soit débrayable ou non, possède généralement deux moteurs. Le premier agit pour rapprocher rapidement l'écrou, tandis que l'autre, plus lent, intervient dans le serrage final. Plus légère que son homologue la clé à choc, la boulonneuse pèse généralement moins d'un kilogramme pour les modèles de finition et autour de 6 kg pour les modèles professionnels destinés aux travaux plus lourds. Le couple développé par la boulonneuse est plus ou moins équivalent à celui de la clé à choc, mais elle doit peser plus lourd pour atteindre le même couple à cause de la présence d'une cale pour absorber les forces de réaction ainsi que des engrenages à l'avant.

Il faut également savoir que les opérateurs qui comptent utiliser leur outil de boulonnage ou de déboulonnage pendant une longue période, supérieure à une heure, peuvent ressentir des douleurs musculaires et articulaires du fait des vibrations des mains et des bras à l'utilisation d'un outil à impulsion. C'est pourquoi il est généralement conseillé à ces opérateurs d'utiliser une boulonneuse, une clé d'angle ou une serreuse à cliquet délivrant un couple sans à-coup plutôt qu'une clé à choc conventionnelle. Ils peuvent également diminuer l'intensité et l'amplitude des vibrations en réduisant le déséquilibre entre les parties mobiles ou encore en augmentant l'inertie de la machine. Ces réglages ne sont possibles que sur les modèles professionnels.

Clé à choc ou boulonneuse : comment choisir le meilleur outil ?

Vous allez décider en fonction de deux critères importants : la tâche que vous devez gérer, et l'intensité/amplitude des vibrations. Certaines tâches exigent une précision et donc une ergonomie raisonnable, ce qui élimine de facto les clés à choc lourdes qui peuvent peser jusqu'à 12 kg. Préférez dans ce cas une boulonneuse ou une serreuse, surtout si vous devez manipuler l'outil pendant plus d'une heure. Veillez à utiliser des douilles ou des embouts compacts similaires pour faciliter le travail.

Si vous souhaitez simplement réaliser un travail de bricolage à domicile ou au bureau sans besoin complexe, vous pouvez vous procurer une clé à choc électrique, à batterie si vous devez travailler à l'extérieur ou dans un emplacement difficile d'accès. Notez enfin qu'à puissances égales, il faut toujours préférer l'outil affichant la valeur déclarée d'émission vibratoire la plus faible. Cette information est trouvable dans la notice d'instruction.

Clé à choc Comment choisir Boulonneuse ou clé à chocs ?

A propos du rédacteur

Vincent

Bordelais de 27 ans et touche à tout, je passe mon temps à rédiger des articles sur mes trois passions : la santé, le jardin et le bricolage.